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Explication de texte : La chanson du mal-aimé

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  • Type de document: explication de texte
  • Disponible sur le site : litterature.francaise
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Vos 6 commentaires sur ce document

24 fév 2011 à 18h30 par ... :
merci aussi de l'aide !!!

24 fév 2011 à 18h07 par camille :
Bof Bof

20 fév 2011 à 10h53 par :
il est vrai que même sans une "réelle" forme , ce commentaire est facile à comprendre et est aussi assez complet...
merci de l'aide

27 avr 2010 à 21h30 par k :
nul

18 jan 2010 à 20h38 par :
cool

27 mai 2009 à 17h26 par Selly :
PREMIELE L, Lecture Analytique et Corrigé du Commentaire :
Apollinaire, Chanson du mal-aimé (5 dernières strophes), livre, p. 118


[PREMIER AXE : LA CHANSON DE L’ECHEC AMOUREUX]

Le champ lexical de la musique (par exemples : personnification des orgues de barbarie (monotonie d’une musique lancinante, qui se répète, qui geint / évocation de la célébration à la fois littéraire et musicale : la dernière strophe fait une litanie des genres poétiques liés au chant (lais, complaintes, hymnes, romance, chansons) / « mélodieux délire » du v.3 / utilisation d’un néologisme (le verbe « musiquer ») qui induit une ville qui est en symbiose avec la peine du poète.
Le registre lyrique (sentiment d’abandon, par exemple : « moi qui sais » au v. 21 = il est le seul à savoir) C’est un sentiment amoureux encore vivace (v.20) : fusion du couple (« toi moi » sans la coordination et) mais image du passé (temps verbal). Le rythme se coule dans une versification « classique » (octosyllabes) = désir de faire chanter (pas de déstructuration du vers).
Les symboles du chagrin (appropriation solitaire de Paris : « mon beau Paris » (possessif), champ lexical du feu (ardente, brûle, flambant, feux) = blessure / « mes doigts endoloris » = douleur de dire le chagrin, douleur de pincer la lyre / les pluriels (« les dimanches », « soirs ») = recommencement de la douleur / la comparaison « comme la tour de Pise » = accablement des fleurs qui penchent (fanées ? alors que nous sommes en juin) + utilisation de l’italique (même image d’une écriture qui penche), à rapprocher du mot « esclave » (servitude de l’amour).
La généralisation du chagrin (v. 21 et v.25 : « des lais pour les reines », « chansons pour les sirènes ») : pour toutes les femmes désirées, pour toutes les femmes envoûtantes (reine = magnificence et autorité + sirène = séduction magique de la voix mais trahison – cf. l’épisode d’Ulysse – montrer l’importance de la rime)

[DEUXIEME AXE : LE DECOR MODERNE D’UNE ERRANCE]

Le décor urbain : indices de lieux concrets (« Paris » x3), les balcons, les cours grises, les cafés.
L’évidence de la ville : La « folie des machines » (v.15) fait écho au « délire » lyrique (v.3) comme si Apollinaire trouvait une ressemblance entre son état d’âme et la ville. Même idée dans l’association des rails (du tramway, représentant l’innovation technologique) et des portées du papier à musique.
La modernité et ses valeurs :  La multitude (le bruit et l’animation de la ville) semble cependant faire du bien au poète (allitération en « f » frappante au v. 16 = pouvoir anesthésiant de l’atmosphère + alcool (« gin », « siphons enrhumés ») / l’allusion aux tziganes (réputés pour leur musique enjouée mais aussi symbole de passage = peuple errant et ici ce sont des femmes !) / les garçons de café exotiques (« vêtus de pagne », allusion aux spectacles nègres) / les tramways, chevaux modernes (emploi humoristique du mot « échine »)
L’errance et le décor parisien sauvent le poète (« sans avoir le cœur d’y mourir ») = la séduction urbaine porteuse de vie et d’enthousiasme.

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