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Commentaire composé : La jeune veuve
A propos du document
- Type de document: commentaire composé
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Vos 7 commentaires sur ce document
28 jan 2012 à 15h52 par w :
ss
21 mai 2011 à 17h19 par jiji :
jem
22 mar 2011 à 07h31 par houz :
toozz
01 fév 2011 à 22h07 par kahlan :
DOCUMENT NUL
07 nov 2010 à 03h50 par kholaaaa :
merciii pour votre commentaire,c'était le texte surlequel je ss tombée à l'oral du concours d'accès a la première année d'agrégation
07 nov 2010 à 03h50 par :
merciii pour votre commentaire,c'était le texte surlequel je ss tombée à l'oral du concours d'accès a la première année d'agrégation
15 avr 2010 à 23h24 par prince_ismail :
Analyse de procédés liés à la grammaire de l'énonciation
La première strophe introduit une première situation de communication, dans laquelle le fabuliste s'adresse directement au lecteur. L'absence de marque de la 1re pers. pourrait porter à croire que le locuteur n'est pas spécifié. Or, à l'avant-dernier vers, le pronom on prend la valeur d'une 1re pers. du pluriel, référant à la fois au destinataire et au locuteur (le fabuliste), ce qui contribue à établir une relation de complicité avec le lecteur. (L'emploi du déterminant possessif notre à la fin du poème confirme cette analyse.) Dans cette strophe, les propos généraux sur le deuil, la tristesse qu'il entraîne et la consolation qui s'ensuit invariablement ont une portée universelle (emploi du présent atemporel ; absence de marque de lieu, de repère temporel) et sont présentés avec une apparente objectivité (emploi fréquent de pronoms de la 3e pers.). Cependant, ils sont, en fait, fortement teintés par le point de vue du locuteur, qui porte un regard ironique sur le veuvage. Ce « jugement » est exprimé au moyen de termes qui montrent que le fabuliste trouve exagérées les réactions d'une jeune veuve (beaucoup de bruit, s'abandonne aux soupirs, on dit qu'on est inconsolable). Par ailleurs, l'emploi du pronom impersonnel on pour désigner la Veuve (au lieu du elle attendu) revêt une double signification : en assimilant l'unicité de l'expérience vécue par chaque veuve (elle = une jeune veuve) à celle d'un groupe d'individus (on = toutes les jeunes veuves), le fabuliste insiste sur le caractère « commun » de la perte d'un être cher et sur l'inutilité d'une réaction trop émotive et à courte vue. Cette strophe sert à introduire les mises en situation qui feront découvrir au lecteur la « vérité » au sujet du veuvage.
Dans la deuxième strophe, le fabuliste raconte une histoire « réelle » (repères temporels : un mois se passe, l'autre mois...) qui met en scène une jeune veuve qui vient de perdre son époux et qui, après avoir été inconsolable pendant un certain temps, finit par demander qu'on lui présente un nouveau mari. Le lecteur se trouve donc en face d'une deuxième puis d'une troisième situation de communication, dans lesquelles la femme éplorée (1re p.s.) s'adresse d'abord à son époux (2e p.s.) au moment de sa mort, puis le père (je) tente de consoler sa fille (apostrophe, 2e p.p.), qui lui répond (1re p.s.) qu'elle veut entrer au Cloître, puis qu'elle est prête à rencontrer un futur mari. Ces deux situations sont rapportées par le fabuliste au moyen du discours direct (sans guillemets). La narration, quant à elle, se poursuit à la 3e pers., sur un ton ironique, et l'exagération de la réaction de la veuve est encore nettement exprimée, tant par le narrateur (laisser le torrent couler) que par le père de la Belle (que vous noyiez vos charmes).
Actes de langage
Quand la Belle s'adresse à son époux au moment où il meurt, elle cherche à le convaincre de l'attendre (impérative), affirmant (en criant – selon le point de vue du narrateur) qu'elle est prête à partir avec lui (déclarative). Quand le père s'adresse à sa fille pour la consoler, il le fait sur un ton solennel (apostrophe, emploi du vous). D'abord, il affirme qu'elle a assez pleuré et il lui demande (interrogative) de réfléchir à l'utilité de ses larmes. Puis, il cherche à la convaincre (impérative) d'oublier son époux défunt et d'accepter qu'on lui en propose un nouveau. Dans un premier temps, la Belle, par un soupir (Ah !), refuse cette proposition et affirme (déclarative) que le seul époux qu'elle accepterait, c'est le Cloître ; cependant, dans un deuxième temps, elle demande (interrogative) à son père de lui présenter l'époux promis. Par cette mise en scène, le fabuliste cherche à prouver au lecteur qu'il est « vrai » de dire que le temps est le plus grand consolateur, vérité bien connue des gens qui ont atteint l'âge de la sagesse, comme le père de la Belle et, sans doute, La Fontaine lui-même...
Analyser un texte en suivant la piste de la grammaire de la phrase
L'analyse de la phrase permet de se pencher sur les constructions employées, sur les transformations choisies, sur les classes de mots privilégiées ainsi que sur les ajouts de compléments de phrase et de compléments du nom significatifs.
La grille qui suit peut servir d'aide-mémoire pour l'analyse des procédés liés à la grammaire de la phrase. Pour une explication de chacune de ces notions, veuillez vous référer au Vade-mecum de la nouvelle grammaire (version 2).
