Document

Explication de texte : Candide : Chapitre 12 : Le récit de la vieille

A propos du document

  • Type de document: explication de texte
  • Disponible sur le site : fichesdelecture
  • Visité 8011 fois

Vos 16 commentaires sur ce document

18 déc 2016 à 14h29 par :
lkhra hadchi

07 déc 2016 à 03h15 par :
Chapitre XV
Comment Candide tua le frère de sa chère Cunégonde
« J’aurai toute ma vie présent à la mémoire le jour horrible où je vis tuer mon père et ma mère, et violer ma sœur. Quand les Bulgares furent retirés, on ne trouva point cette sœur adorable, et on mit dans une charrette ma mère, mon père, et moi, deux servantes et trois petits garçons égorgés, pour nous aller enterrer dans une chapelle de jésuites, à deux lieues du château de mes pères. Un jésuite nous jeta de l’eau bénite ; elle était horriblement salée ; il en entra quelques gouttes dans mes yeux : le père s’aperçut que ma paupière faisait un petit mouvement : il mit la main sur mon cœur, et le sentit palpiter : je fus secouru, et au bout de trois semaines il n’y paraissait pas. Vous savez, mon cher Candide, que j’étais fort joli ; je le devins encore davantage ; aussi le révérend père Croust[31], supérieur de la maison, prit pour moi la plus tendre amitié : il me donna l’habit de novice ; quelque temps après je fus envoyé à Rome. Le père général avait besoin d’une recrue de jeunes jésuites allemands. Les souverains du Paraguai reçoivent le moins qu’ils peuvent de jésuites espagnols ; ils aiment mieux les étrangers, dont ils se croient plus maîtres. Je fus jugé propre par le révérend père général pour aller travailler dans cette vigne. Nous partîmes, un Polonais, un Tyrolien, et moi. Je fus honoré, en arrivant, du sous-diaconat et d’une lieutenance ; je suis aujourd’hui colonel et prêtre. Nous recevrons vigoureusement les troupes du roi d’Espagne ; je vous réponds qu’elles seront excommuniées et battues. La Providence vous envoie ici pour nous seconder. Mais est-il bien vrai que ma chère sœur Cunégonde soit dans le voisinage, chez le gouverneur de Buénos-Ayres ? » Candide l’assura par serment que rien n’était plus vrai. Leurs larmes recommencèrent à couler.
Le baron ne pouvait se lasser d’embrasser Candide ; il l’appelait son frère, son sauveur. « Ah ! peut-être, lui dit-il, nous pourrons ensemble, mon cher Candide, entrer en vainqueurs dans la ville, et reprendre ma sœur Cunégonde. — C’est tout ce que je souhaite, dit Candide ; car je comptais l’épouser, et je l’espère encore. — Vous, insolent ! répondit le baron, vous auriez l’impudence d’épouser ma sœur, qui a soixante et douze quartiers ! Je vous trouve bien effronté d’oser me parler d’un dessein si téméraire ! » Candide, pétrifié d’un tel discours, lui répondit : « Mon révérend père, tous les quartiers du monde n’y font rien ; j’ai tiré votre sœur des bras d’un juif et d’un inquisiteur ; elle m’a assez d’obligations, elle veut m’épouser. Maître Pangloss m’a toujours dit que les hommes sont égaux ; et assurément je l’épouserai. — C’est ce que nous verrons, coquin ! » dit le jésuite baron de Thunder-ten-tronckh ; et en même temps il lui donna un grand coup du plat de son épée sur le visage. Candide dans l’instant tire la sienne, et l’enfonce jusqu’à la garde dans le ventre du baron jésuite ; mais en la retirant toute fumante, il se mit à pleurer : « Hélas ! mon Dieu ! dit-il, j’ai tué mon ancien maître, mon ami, mon beau-frère ; je suis le meilleur homme du monde, et voilà déjà trois hommes que je tue ; et dans ces trois il y a deux prêtres. »
Cacambo, qui faisait sentinelle à la porte de la feuillée, accourut. « Il ne nous reste qu’à vendre cher notre vie, lui dit son maître ; on va, sans doute, entrer dans la feuillée ; il faut mourir les armes à la main. » Cacambo, qui en avait bien vu d’autres, ne perdit point la tête ; il prit la robe de jésuite que portait le baron, la mit sur le corps de Candide, lui donna le bonnet carré du mort, et le fit monter à cheval. Tout cela se fit en un clin d’œil. « Galopons, mon maître ; tout le monde vous prendra pour un jésuite qui va donner des ordres ; et nous aurons passé les frontières avant qu’on puisse courir après nous. » Il volait déjà en prononçant ces paroles, et en criant en espagnol : « Place, place pour le révérend père colonel ! »

06 déc 2015 à 21h30 par abdellah :
les figure de style dans chapitre 12 plzz

22 nov 2015 à 21h24 par hind :
plzz briit lexplication dyal chapitre 12

22 nov 2015 à 21h23 par :
plzzz briit lexplication dyal chapitre 12

07 jan 2015 à 23h07 par meriem :
salut je veux la situation de passage du chapitre 11 et 12 dans le plus proche de temp possible merci bcp

13 nov 2014 à 21h40 par naima :
Plsssssss je veux le situation du passage de chapitre 12 et Merciii

14 nov 2012 à 22h52 par houda :
s'il vous plait je veut une explication globale de chapitre 12de Candide dans le plus proche possible

25 déc 2011 à 19h06 par maryam :
pourqoui cunégonde est rendu poli qaund apres avoirentendu l histoire de la veille

30 déc 2010 à 14h37 par emy :
Chapitres 11 et 12 : La vieille pendant la traversé, leur raconte comment fille d'un pape et d'une princesse, elle est devenue servante et comment elle eut une fesse coupée.

19 déc 2010 à 17h07 par steef :
svp je vx le lieu de chapitre 12
et la phrase dont il y a la comparaison le plus proshe temps possible svpppppp

19 déc 2010 à 13h18 par marwa :
je veux le résumé de chapitre 12

02 déc 2010 à 12h54 par ghizlane :
je veux le compte rendu du chapitre 11 et 12 du condid stpp ^^dans le plus proche de temp possible mrc bcp

21 déc 2009 à 20h51 par :
je veux un résumé de chapitre 12 de candide dans le plus proche possible s'il vous plait

05 nov 2009 à 13h33 par soumiya :
quelle figure de style dans cette chapitre

22 oct 2009 à 15h37 par madiha :
k,,ml,m

Laisser un commentaire

Votre commentaire :

Votre nom :