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Explication de texte : L'Etranger : Excipit : les indices, la révolte et l'apaisement

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Vos 13 commentaires sur ce document

27 jan 2013 à 05h54 par :
Bravo Nana, c'est profond comme explication !

21 nov 2012 à 02h30 par Nana :
Voici un bon site pour voir quelques citations de principal importance dans cette oeuvre: http://mael.monnier.free.fr/bac_francais/etranger/citations.htm

21 nov 2012 à 02h27 par Nana :
Voici quelques citations qui pourrait aider à mieux comprendre et mieux débattre la signification du texte:

Camus a un jour écrit : « Si tu veux être philosophe, écris des romans »
L’écriture du roman, particulièrement neutre et blanche

Sans doute Camus, par ce roman du « cycle de l’absurde », a-t-il transposé sur le plan romanesque la théorie du Mythe de Sisyphe.

Aussi ne triche-t-il pas avec la vérité, devant Marie Cardona ou le tribunal. Non qu’il manifeste ainsi un quelconque orgueil : simplement, il accepte les choses telles qu’elles sont et ne voit pas l’intérêt de mentir aux autres ou à lui-même.

En tuant l’homme arabe, Meursault ne répond donc pas à un instinct meurtrier. Tout se passe comme s’il avait été le jouet du soleil et de la lumière.

« Le contraire du suicidé, écrit Camus dans Le Mythe de Sisyphe, c’est le condamné à mort »2, car le suicidé renonce, alors que le condamné se révolte.

La révolte est la seule position possible pour l’homme de l’absurde : « Je tire ainsi de l’absurde trois conséquences qui sont ma révolte, ma liberté et ma passion. Par le seul jeu de la conscience, je transforme en règle de vie ce qui était invitation à la mort — et je refuse le suicide. » écrit encore Camus

« Les grandes œuvres se reconnaissent à ce qu’elles débordent tous les commentaires qu’elles provoquent. C’est ainsi seulement qu’elles peuvent nous combler : en laissant toujours, derrière chaque porte, une autre porte ouverte. ».

“Dans notre société tout homme qui ne pleure pas à l’enterrement de sa mère risque d’être condamné à mort.” Je voulais dire seulement que le héros du livre est condamné parce qu’il ne joue pas le jeu. En ce sens, il est étranger à la société où il vit, où il erre, en marge, dans les faubourgs de la vie privée, solitaire, sensuelle.

Loin qu’il soit privé de toute sensibilité, une passion profonde parce que tenace, l’anime : la passion de l’absolu et de la vérité.

« On ne se tromperait donc pas beaucoup en lisant, dans L’Étranger, l’histoire d’un homme qui, sans aucune attitude héroïque, accepte de mourir pour la vérité. Il m’est arrivé de dire aussi, et toujours paradoxalement, que j’avais essayé de figurer, dans mon personnage, le seul Christ que nous méritions. On comprendra, après mes explications, que je l’aie dit sans aucune intention de blasphème et seulement avec l’affection un peu ironique qu’un artiste a le droit d’éprouver à l’égard des personnages de sa création. »

21 nov 2012 à 02h10 par Nana :
«L'étranger» est écrit dans un style simple et concis, descriptions courtes. La syntaxe et le lexique sont facile à comprendre. Mais au milieu de cette langue transparente Camus glisse tout pleins d'effets, comme le lyrisme, face aux éléments de la nature ou des sens : «La mer a charrié un souffle épais et ardent. Il m'a semblé que le ciel s'ouvrait de toute son étendue pur laisser pleuvoir du feu». Il y a quelques inversions du complément : «plus je réfléchissais et plus de choses méconnues et oubliées je sortais de ma mémoire».
L'étranger raconte comment Meursault enterre sa mère sans larmes, comment il vie jour après jour la même vie monotone, comment il tue sans encore éprouver d’émotion et comment il enterre sa révolte, la remplaçant avec une indéfini liberté. Lorsque Marie lui demande de l’épouser, il dit qu’il le fera si ca peut lui faire plaisir mais qu’il ne pense pas l’aimer. Il va jusqu’à pousser la femme à faire la tâche d’un homme, en ce temps la, ou les femmes était encore bien soumises. Ses voisins le fatiguent avec leurs problèmes et la chaleur le trouble. Mais après le crime, il commence à prendre conscience de l'absurdité du monde et du rôle de chacun dans cette absurdité. «…il me restait à souhaiter qu'il y ait beaucoup de spectateurs le jour de mon exécution et qu'ils m'accueillent avec des cris de haine». Il souhaite, il espère, montrant que malgré lui, il reste un bout de soumission dans son corps démunis de tout choix.
Ses descriptions apparaisse des fois comme des peintures : «je ne voyais pas leurs yeux, mais seulement une lueur sans éclat au milieu d'un nid de rides». Comme si le temps se figer… Après tout, le livre s’arrête sur une inspiration de joie, sur un sourire, on pourrait croire.

21 nov 2012 à 01h56 par Nana :
«Après un autre moment de silence, elle a murmuré que j'étais bizarre, qu'elle m'aimait sans doute à cause de cela, mais que peut-être un jour je la dégouterais pour les mêmes raisons.» Meursault est un homme solitaire à l’intérieure mais aimer dans la vie de tous les jours. Il intrigue dans ses mystères et il fait peur dans les mêmes.
Raymond est la cause de tout le conflit du roman, il est celui que les arabes voulaient, en vengeance pour maltraiter sa sœur.
Solamano est un vieux voisin solitaire de Meursault, il vit une relation amour/haine avec son chien, probablement en représentation de la relation qu’il avait avec sa femme décédé. Il symbolise le désespoir que Meursault ne saurait vivre. Comme dans le « Nouveaux Roman », il y a certains personnages sans noms, symbolisant des modèles sociaux.
La mère de Meursault reflète la solitude éprouver à la vieillesse, elle contraste son fils, projetant émotions et besoins, à travers les mots de Meursault.
Le directeur de l'asile représente l'ordre, la hiérarchie.
Le concierge représente l’hypocrite, cherchant l’apparente perfection en disant respecter toutes les normes et règles mais qui profite dès qu’il peut les éviter. Il dit ce qui lui convient le plus, quand ça lui convient le plus…
Les arabes sont plutôt traités comme un groupe que comme des individus, ils sont stéréotypés, violents, machistes et animales.
Le juge adopte d’abord une attitude réceptive envers Meursault, mais il l'abandonne lorsqu’il voit sa passivité. Etant plus ou moins ironique, puisqu’il ne faisait que dire la vérité, pour une fois.
Le procureur espère convaincre le jury en basent son accusation sur les comportement de Meursault plutôt que sur les faits eux-mêmes. Il parle de la mort de sa mère et son indifférence. Tout le procès finit par se tourner autour de son manque d’affection. Il va être condamner pour ne pas dévoiler de sentiments aux yeux du monde. Et si c’était sa manière de vivre la souffrance ? Ca ne l’était pas, mais ça aurait pu…
Le manque de collaboration de Meursault décourage l’avocat. Il est trop honnête pour la loi. Il ne peut cependant bien le défendre. Il est sûr que l’image projetée par Meursault est négative, il l’empêche donc souvent de parler. Sa vie est commenté par des inconnus et c’est seulement pendant de rares occasions qu’il est permit le droit de parler, il trouve cela illogique et injuste.
Meursault soutient avec l’aumônier la conversation la plus longue et la plus profonde de tout le récit. Pour la première fois, Meursault perd son calme, il abandonne son indifférence, il cri et expose ses idées et convictions, il ressent de la colère.
Toutes ces personne que Meursault a rencontré, par hasard, sur son chemin, ont joué un rôle décisive dans le déroulement de sa vie. Soit par le pied d’un procès, soit par celui de la vie… Il est néanmoins le premier facteur de sa perte et de sa liberté.

21 nov 2012 à 01h28 par Nana :
Meursault est un employé de bureau à Alger, la plus part de ses journées se passent en faisant la même chose, aux mêmes endroits. Il mène une existence médiocre, forcer dans la répétition mécanique des gestes quotidiens, se satisfaisant par des plaisirs, des sensations primitives. Il vie dans une étrange indifférence, comme l’on peut constater en lisant les nombreuses répétitions : « ça m’est égal », tout au long de l’œuvre, ("J'ai dit oui pour n'avoir plus à parler"). Meursault représente l’homme avant sa prise de conscience de l’absurdité de l’existence, mais déjà préparé à le déterré. Il repousse l’illusion dans laquelle l’homme se noie volontairement, omettant le fait de son inutilité. "J'ai senti que j'avais été heureux que que je l'étais encore", il ferme le texte sur cette confession. L’absurde lui a permis de reconnaitre son Bonheur. Il prend concsience d'une vie promise à la mort : (début mère, milieu arabe, fin Meursault). Meursault représente l’homme qui dès la naissance est en prison, condamner à mort.

21 nov 2012 à 01h16 par Nana :
Le premier lieu évoquer est l’asile. On pourrait voir cela comme un indice au futur de Meursault. L’on pourrait débattre que les gens du procès le croit fou après qu’il ai avouer que son motive était le soleil… Il y a aussi chez lui, ou il savoure son calme et Marie, le bureau, symbole de l’habitude humaine et de la société, la plage, symbole de l’été, le roman s’ouvre et se ferme avec la même chaleur, l’année ferme sa boucle et reprend à la toute fin. Il y a le palais de justice qui paraît injustes aux yeux de Meursault. Puis, pour finir, il y a la prison, symbole du monde.

21 nov 2012 à 01h10 par Nana :
Il serait dur d’imaginer la fin, dès le début de l’œuvre, Meursault paraît trop simple pour être l’objet d’un meurtre. Après le chapitre 6, il a le temps de prendre conscience de son basculement. Il dit, néanmoins, qu’en quelques minutes de vie, l’on pourrait avoir des siècles de pensés, ce qui prouve sa profonde complexité. En cinq moi, il a le temps de passer d’un homme avec une promotion, avec une amoureuse/objet sexuel, d’un homme simple, sans rien de plus qu’un quotidien, à un homme coupable d’un meurtre jusqu’à celui qui se libère par cette violence. Meursault ne parle pas beaucoup mais donne l’impression de monologues intérieurs, à travers l’écriture de Camus. Il est remplis de pensées mais vide d’apparences. Après que l’aumônier parte, les pensés de Meursault, se tournent vers le future, qui est plutôt rare à son égard.

21 nov 2012 à 00h59 par Nana :
La deuxième partie, faite de 5 chapitres, est comme un jugement de la première partie. Pas seulement par le procés, par le juré, l'avocat, le procureur, la foule et le juge mais part Meursault lui-même. Alors qu'il est jugée coupable par ceux qui ne comprennent pas sa façon d'être et d'agir, par ceux qui rient à son honnêteté, il ce juge lui-même heureux et détacher de toutes obligation social. Il se décrit premièrement comme victime de la nature mais finit par se dire en paix, libéré de cette prison, symbolisant le monde. L'homme née emprisonné par l'homme et meurt parmi ses complaintes et ses valeurs. Meursault se révolte contre ce qui est considéré bon jugement en arrêtant de se battre et en préservant son bonheur, dans ses propres mains, non celles de dieux ou de l'homme.

21 nov 2012 à 00h33 par Nana :
Voici une explication, désoler s'il y a quelques répétitions, j'ai pas eu le temps de relire... Il y a plusieurs manières d'interpreter l'excipit de "L'étranger", celle-ci en est une:

L'excipit résume la théorie de l'absurde par des symboles, images et métaphores. La colère de Meursault contre l'aumônier symbolise sa révolte contre l'irrationnel de la coexistence entre l'homme et le monde. C'est en acceptant l'absurde et en rejetant tout rayon d'espoir qu'il se libère et rencontre la paix. Cette apaisement qu'il reçoit, en acceptant que la vie n'a enfaite aucun sens et que la mort est le destin de tout homme dès la naissance, complète la transition de Meursault en un homme absurde. Son idéal étant de vivre sans rappel, libérer des règles communes et de ce que l'habitude commande.

"La vie vaut-elle la peine d'être vécu?", se demander Camus. Cette question, tourne, sans le savoir, dans la tête de Meursault après son arrêt et mis en prison. Etranger aux hommes du monde et au butes de la société, il est néanmoins en harmonie avec ses sensation, qui prennent d'un coup un sens profond. Il désire Marie physiquement, il désir ses sensations, ses formes, sans montré ni même l'ombre d'un sentiment amoureux. Il subit la chaleur du soleil, il subit sa force, il en devient aveuglé par sa lumière éclairante. En revanche, il ne subit pas la peine après la mort de sa mère ou bien même le regret, après la mort de l'Arabe, mais plus de l'agacement, de la fatigue et de l'ennui. Il éprouve, malgré tout, de la peur, après l'annonce de sa mise à mort. A ce moment, on rentre en connexion avec le protagoniste qui montre, en fin, une petite trace d'humanité. Cette angoisse est vite balayée par les bruits et odeurs de la nature, qui l'endorment après sa furie et le réveil en un homme absurde. Il ne fuit pas la vie, il accepte juste la mort. Il espère néanmoins ne pas mourir seul, il espère s'éteindre dans les cris de la foule en haine.

Ses sentiments s'accordent à ceux de la nature, il vit d'instinct, sans prêter d'intérêts à la connaissance, à l'orgueil et à l’oubli humain. On remarque quand même un soupçon de conscience lorsqu'il dit à Raymond de ne pas tirer sur l'Arabe, à moins qu'il ne l'attaque en premier. On voit ici sa manière de se défendre, son honnêteté. S'il le tue ensuite c'est surement car la dureté du soleil l'empêcher de penser à une autre solution, il la poussé à agir en suivant la cruauté de la nature, avec instinct, le soleil couvrant son coter humain. L'absurde ne revendique pas le meurtre, ni le suicide qui voudrait dire, accepter l'irrationnel du monde. Il met juste en avant que la peine ne sert à rien et qu'il représente la moitié du monde humain. "Tout est permis" a dit Karamazov, mais ceci ne veut pas dire que rien n’est défendu... Et Meursault accepte se fait en comprenant la raison de sa mort. C'est en réalisant l'inutilité de la souffrance et du regret qu'il vient à bout de son temps heureux. C'est un homme qui ne comprend pas la vie mais qui n'attend pas la mort. C'est un homme qui vit avec son aujourd'hui, qui ne va pas chercher pour plus que ce qu'il a; il refuse Paris, le voyage, l'argent, en disant que ce qu'il a lui est suffisant, qu'il ne cherche pas le changement.

Meursault est un homme, clairement né indifférent, mais tout de même fait de sang. Son nom est comme un indice de sa fin, si on le découpe, il veut dire: "Meurt" "Soleil", sa mort a été causé par le soleil et il meurt éclairer par ses vérités. Il n'a pas échapper à vivre comme tout le monde, dans l'habitude quotidienne, jusqu'à se faire juger et mis à mort pour ses manières personnel de pensé, pour ses différences et son étrangeté pour le plus grand nombre. L'on pourrait déduire qu'il se fait tuer, non pas pour être un meurtrier mais pour ne pas avoir pleurer sa mère, pour ne pas s'être forcer à souffrir, pour ne pas avoir était comme tout le monde. Jusqu'au bout, il refuse la liaison avec dieu, il est le seul responsable de ses actes, il est prêt à vivre les conséquences.

Meursault, le héros de l'histoire, rentre dans une nouvelle réflexion de la vie dans ce passage, représentant le bilan de sa vie. En parlant de l'aumônier, Meursault dit: « lui parti, j'ai retrouvé le calme. J'étais épuisé et je me suis jeté sur ma couchette ». C'est sa colère salvatrice qui la "purgé", et non pas la prière. Il ne redoute pas l'enfer et n'attend rien après la mort. Il renait, comme l'on peut voir dans la synesthésie de ce passage: "Je me suis réveillé avec des étoiles sur le visage". Cela le fait pensé à sa mère. Il croyait ne plus rien avoir en commun avec elle mais à ce moment, il avoue comprendre pourquoi elle s'était fiancée, après apprendre qu'elle allait mourir. La mort donne envi de vivre et de tout recommencer, de ce crée un nouveau départ, même le temps d’une pensée. Lui, de son côté, se fiance à l'absurde, au bonheur, à la pureté et au calme.
Cette attachement non voulu qu'il a avec la nature, se dévoile à la fin du passage: « je m'ouvrais (…) monde ». Il y a ici une fusion entre Meursault et le monde. C'est comme si la nature lui faisait « signe », comme si elle voulait le manipuler, prendre sa place. L'atmosphère s'oppose fortement avec l'hostilité du soleil dans la scène du meurtre, celle-ci lui procure de la sérénité: « merveilleuse paix (…) endormie ». En si peu de temps, en 24 heures, il comprend ses manières d'agir mieux que jamais, il les accepte pleinement, probablement car il se retrouve seul face à elles, sans jugement extérieur.

L'incipit s'ouvre avec le bilan de la vie de sa mère et l'excipit se ferme avec le bilan de la sienne. Comme sa mère: « moi aussi (…) revivre ».
La communion avec la nature est ressentie avec intensité. Verbe "éprouver", prouve, encore une foie, l'humanité de Meursault, malgré ses croyances profondes. Ce personnage si simple en apparence et si complexe dans son fond, résume son propre sens qu'il donne à la vie, qu'est le bonheur individuel: "J'ai senti que j'avais été heureux que je l'étais encore". On peut démarquer, le champ lexical du corps (visage, corps tempes), qui est une source de vie, de sensualité, de sensations.

Paradoxalement, le meurtre de l'Arabe n'a plus d'importance profonde, ni même la prison et sa condamnation à mort, résultant d'un "accident", d'un mauvais tour de la nature et d'une mauvaise chance. Sa vie a été heureuse, il est heureux, il a découvert sa propre réalité.
Il vit un destin qu'il n'a point attendu mais qu'il reçoit en ressortant tous sauf le négatif. Sa prise de conscience finale lui permet de se mettre en plein accord avec lui-même. Il se présente ici comme un homme réconcilié avec qui il est, assumant son passé, assurant son bonheur. D'arriver à proximité de la mort l'a libéré de ses doutes. Sa complicité avec la nature et son rejet de la caractéristique humaine, revendique son étrangeté face à une société qui le rejette.

La fin est tragique et heureuse en même temps, Meursault meurt dans le bonheur...

27 juin 2012 à 15h06 par didi :
Vs etes vil1

13 nov 2011 à 15h26 par maude :
ou est ce que se trouve l explication

09 juin 2011 à 12h08 par rebecca :
y a rien ?

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