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Commentaire composé : En Sourdine (Fêtes Galantes)

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Vos 6 commentaires sur ce document

25 juin 2011 à 15h57 par mina :
commmentaire ? c quoi ce blabla

23 juin 2011 à 10h59 par machin :
où sont les a) , b) et c)?

27 avr 2011 à 15h21 par Walid :
Plan de commentaire
En sourdine est l'avant-dernier poème des fêtes galantes. Comme dans la plupart des poèmes des fêtes galantes, Verlaine n'est pas un poète confortable, il introduit un doute qui rend difficile toute interprétation. Tous les poèmes des Fêtes galantes sont en porte à faux et tout baigne dans l'équivoque. Dans un éclairage sans franchise, ni jour ni nuit, (mi-jour), ni été ni hiver (gazon roux indique plus l'automne) des personnages équivoques se livrent à un jeu sentimental dans lequel le paysage reflète leurs états d'âme et réciproquement en est reflété.
I- Le libertinage amoureux, toile de fond
Ce poème en alexandrins et heptasyllabes traite comme les autres poèmes des fêtes galantes, de la recherche de l'amour vue sous un jour superficiel. " En sourdine " baigne dans une lumière crépusculaire, prélude à la nuit solitaire et glacée de " Colloque sentimental ". On retrouve le décor des tableaux de Jean-Antoine Watteau (Pélerinage à l'île de Cythère) avec les grands arbres dont les branches hautes donne à la scène l'allure d'un berceau. Les amants sont invités à fusionner leur âme, leur coeur et leur sens. Le paysage état d'âme qui apparaissait en début de fêtes galantes dans Clair de Lune " votre âme est un paysage " se traduit ici par l'inverse, le paysage est un état d'âme dans lequel " les pins et les arbousiers " sont psychologiquement affublés de " langueur" . Désormais fondus dans les langueurs du paysage, les amants libertins sont dépersonnalisés. Les assonances en " a " , voyelle ouverte d'âme, extase, vague, arbousier amplifient l'abandon des amants à la fête. La femme est invitée à fermer les yeux mais seulement à demi pour rester vigilante, puis à croiser les bras sur sa poitrine et à chasser toute arrière pensée ou tout espoir de prolonger l'aventure du couple. Dans cette atmosphère de libertinage sophistiqué, dans lequel les sentiments se résument souvent à un jeu de cache-cache, la femme ne doit pas succomber au premier amant. C'est évidemment par pure ironie que Verlaine invite les belles à éluder les ardeurs de ces amants à l'affût de voluptés peu onéreuses.
II- Une poésie anti-romantique
On retrouve dans ce poème tout le caractère artificiel des recherches amoureuses. Mais ici le discours amoureux qui se confond avec le discours poétique est vu avec un regard corrosif le relayant au niveau de discours superficiel et léger en opposition à un sentimentalisme romantique de Lamartine par exemple. Ici les rencontres amoureuses sont sans lendemains. Losque le soir tombe chacun retrouve sa solitude et son désespoir rendu encore plus douloureux quand il s'accompagne du chant du rossignol.
III- L'échec amoureux
La vrai nature de Verlaine est plutôt celle d'un enfant qui rit, qui pleure, qui se console. Il est resté naïf, tendre et doux, en opposition aux sentiments des autres. Sa poésie spontanée, naturelle est à l'opposé de celle frigide, impassible des parnassiens, travaillée et donc artificielle. " Pénétrons bien notre amour dans ce silence profond " est une invitation à ne pas se laisser séduire par des discours trop travaillés. L'amante invitée à s'abandonner à l'instant doit exclure de son cœur (siège de l'affectivité) tout espoir de poursuivre l'aventure. L'amant conserve ici l'image du libertin cruel et délicat du XVIIè siècle papillonnant qui tout en berçant son amante lui signifie son congé. " Laissons nous persuader Au souffle berceur " est un invitation à ne pas céder à l'artifice mais à décerner dans son intérieur le murmure de son cœur. Ce bercement, cet assoupissement nécessaire de la conscience pour écouter le murmure de son cœur est déjà perceptible dans la monotonie 1/3/3 du rythme des vers " Fer/me tes yeux/à demi ", " Croi/se tes bras/ sur ton sein ", " Chas/s(e) à jamais/tout dessein ". En ajoutant le temps et la répétition nécessaire au message amoureux être persuasif Verlaine veut probablement rappeler qu'il n'avait jamais perdu l'espoir de conquérir Elisa (elle est décédée en 1867).
CONCLUSION
En sourdine est une comédie légère de l'amour qui trahit la nostalgie, le besoin de sentiments simples, sincères et profonds de Verlaine. Le poète nous demande d'écouter simplement son cœur intérieur, dans le silence, sans le brouillage extérieurs de beaux discours ou de "masques". C'est ce qu'il pensera avoir trouvé peu de temps après avec Mathilde Mauté.

07 juin 2010 à 20h33 par Quelqu'un :
OHHH ; le commentaire :/

20 avr 2010 à 18h57 par personne :
& il est ou le commentaire ?!

07 oct 2004 à 16h15 par uol :
merci pour cette aide

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