Fernando António Nogueira Pessoa est un écrivain et un poète portugais, né le 13 juin 1888 à Lisbonne où il meurt le 30 novembre 1935.
Fernando Pessoa est un auteur majeur de la littérature de langue portugaise et de la littérature mondiale. Il signe ses oeuvres sous différents hétéronymes en sus de son propre nom : Alberto Caeiro, Ricardo Reis, Alvaro de Campos, etc. Bernardo Soares, auteur du
Livre de l'intranquillité est considéré par lui comme son semi-hétéronyme, plus proche de l'auteur orthonyme.
La plupart de son oeuvre, à l'exception de quelques textes dans les revues comme la célèbre
Orpheu et deux textes en anglais, n'a été publiée qu'après sa mort, retrouvée dans une malle d'où tout n'est pas encore sorti. Seule exception notable, le recueil de poèmes
Message qui obtint même un prix du gouvernement portugais doté de 5 000 escudos (le prix Antero-de-Quental).
Il est enterré pour le cinquantenaire de sa mort, mais le jour de sa naissance, comme une gloire nationale, dans le monastère des Hiéronymites (
Mosteiro dos Jerónimos), à quelques mètres des cénotaphes de Luis de Camões et de Vasco de Gama, à Lisbonne.
Le jour triomphal Lettre à Adolfo Casais Montero du 13 janvier 1935 sur la naissance des hétéronymes :
« Un jour où j'avais finalement renoncé ? c'était le 8 mars 1914 ? je m'approchai d'une haute commode et, prenant une feuille de papier, je me mis à écrire, debout, comme je le fais chaque fois que je peux. Et j'ai écrit trente et quelques poèmes d'affilée, dans une sorte d'extase dont je ne saurai saisir la nature. Ce fut le jour triomphal de ma vie et je ne pourrais en connaître d'autres comme celui-là . Je débutai par un titre : O Guardador de Rebanhos
(Le Gardeur de troupeaux). Et ce qui suivit fut l'apparition en moi de quelqu'un, à qui j'ai tout de suite donné le nom d'Alberto Caeiro. Excusez l'absurdité de la phrase : mon maître avait surgi en moi » (lettre reproduite dans
Pessoa en personne, José Blanco éd., La Différence, 1986, p. 302).
Citation Il n'est pas nécessaire de vivre(citation originale :
Navegar é preciso, viver não é preciso, naviguer est nécessaire, vivre n'est pas nécessaire, tirée des Argonautes).
oeuvres de Fernando Pessoa, orthonyme :
Message (la seule oeuvre publiée en portugais de son vivant)

Poèmes paülistes, sensationnistes et intersectionnistes
Pour un « Cancioneiro »
Sonnets -
Quatrains -
Rubayat
Poèmes politiques

Poèmes ésotériques et métaphysiques
Praça da Figueira -
Un soir à Lima
de Bernardo Soares semi-hétéronyme :
Le Livre de l'intranquillité (1982, posthume)
d'Alberto Caiero, hétéronyme :
Le Gardeur de troupeaux
Le Berger amoureux
Poèmes non assemblés
de Ricardo Reis, hétéronyme :
Odes, livre premier
Odes publiées dans la revue
Presença
Odes éparses
d'Alvaro de Campos, hétéronyme :

Premiers poèmes

Les Grandes Odes

Autour des Grandes Odes

Derniers poèmes
Poèsie anglaise :
Epithalame
Antinoüs
Trente-cinq Sonnets
Inscriptions
Le Violoneux fou
Poèmes d'Alexander Search - Poèmes épars
Publiés en collection :
Notes en souvenir de mon maître Caeiro
Chronique de la vie qui passe (oeuvres en prose en dehors du
Livre de l'intranquillité)
Le Banquier anarchiste (suite du précédent)
Ode maritime et autres poèmes (1915)
Le gardeur de troupeaux et les autres poèmes d'Alberto Caeiro avec Poésies d'Alvaro de Campos (1914)
Erostratus (Erostrate)
Lisbonne
Le Marin
Publiés dans la collection 'Pléiade' (Gallimard), sous le titre
oeuvres poétiques, préface par Robert Bréchon.
TraductionsSon oeuvre a été traduite, notamment en allemand, croate, grec, néerlandais, arabe, danois, hindi, norvégien, bulgare, castillan, slovène, anglais, roumain, catalan, russe, italien, estonien, finnois, japonais, tchèque, chinois, français, latin, ourdou, galicien, letton et konkani (langue dravidienne parlée à Goa). cf. [http://www.instituto-camoes.pt/escritores/pessoa/traducoes.htm].
Liens externes
Biographie et bibliographie de Fernando Pessoa (en français) ;

[http://www.casafernandopessoa.com/menu_fr.htm] (en français, Maison Fernando-Pessoa à Lisbonne) ;

[http://www.instituto-camoes.pt/escritores/pessoa.htm] (en portugais, par l'institut Camoes).
Université Fernando-PessoaDepuis 1996, il existe une université Fernando-Pessoa à Porto. Cf. [http://www.ufp.pt/]. Le nom ou l'image-symbole de Fernando Pessoa ont été donnés à de nombreuses institutions portugaises (dont le billet de banque de 100 escudos en 1985 pour le 50e anniversaire de sa mort).