Mohammed Dib (21 juillet 1920 - 2 mai 2003) est un écrivain algérien de langue française, auteur de romans, de nouvelles, de pièces de théâtre, de contes pour enfants, et surtout de poèmes.
Orphelin de père, il fut initié à la culture française par un instituteur communiste, Roger Bellissand. Il travailla lui-même comme instituteur de village (1938-1940). Durant la guerre, il fit des études de lettres à l'université d'Alger (1940-1944). Il fut également comptable, traducteur et journaliste Ã
Alger républicain et Ã
Liberté, organe du parti communiste.
En 1951, il épousa une Française et adhéra au parti communiste français. Son premier roman,
La grande maison, publié en 1952, obtint le prix Fénéon. Premier volet d'une trilogie consacrée à sa ville natale, Tlemcen, ce roman décrit l'atmosphère de l'Algérie rurale de la fin des années 1930.
L'incendie (1954) et
Le métier à tisser (1957) complétèrent la trilogie.
En 1959, il fut expulsé d'Algérie par la police coloniale en raison de ses activités militantes.
André Malraux,
Albert Camus,
Jean Cayrol et Louis Guilloux intervinrent pour qu'il puisse s'installer en France.
En 1967, il s'installa à La Celle-Saint-Cloud.
En 1976-1977, Mohammed Dib enseigna à l'Université de Californie (UCLA) à Los Angeles, expérience qui lui inspira son roman
L.A. Trip. Entre 1983 et 1986, il enseigna à la Sorbonne.
Il se rendit plusieurs fois en Finlande et publia à partir de 1985 une trilogie finlandaise,
Les Terrasses d'Orsol,
Le Sommeil d'Eve et
Les Neiges de marbre. On lui doit également des traductions de quelques textes d'écrivains finlandais, réalisées en collaboration avec Natalia Bachmakoff et publiées dans la revue Europe.
Dans son dernier livre publié,
Simorgh, il revient, sous la forme d'un puzzle littéraire, sur ses souvenirs d'enfance.
Mohamed Dib a reçu en 1994 le Grand Prix de la Francophonie de l'Académie française, attribué pour la première fois à un écrivain maghrébin. Il a obtenu en 1998 le Prix Mallarmé pour son recueil de poèmes L'enfant-jazz.
Citation sur Mohamed Dib
'Cet homme parle avec les mots de Villon et de Péguy' (
Louis Aragon)
Principaux ouvrages

La Grande Maison (Le Seuil, 1952)

L'Incendie (1954)

Le Métier à tisser (1957).

Baba Fekrane (contes pour enfants, 1959).

L'Ombre gardienne (Sindbad, 1961; 2e éd. La Différence, 2003).

Qui se souvient de la mer (1962).

La Danse du roi (Le Seuil, 1968).

Dieu en barbarie (1970)

Formulaires (recueil de poèmes, Le Seuil, 1970).

Le Maître de chasse (1973).

Le Chat qui boude (contes pour enfants, 1974).

Habel (1977).

Feu beau feu (recueil de poèmes, 1979).

Au café (Sindbad, 1984).

Les Terrasses d'Orsol (Sindbad, 1985; 2e éd. La Différence, 2003).

Le Sommeil d'Eve (Sindbad, 1989; La Différence, 2003)

Les Neiges de marbre (Sindbad, 1990).

L'Arbre à dires (1998).

Comme un bruit d'abeilles (Albin Michel, 2001)

L.A. Trip (La Différence, 2003).

Simorgh (Albin Michel, 2003).
Voir aussi :
Littérature algérienne