Jean Giraudoux (Bellac, en Haute-Vienne, Limousin, le 29 octobre 1882 - Paris, 31 janvier 1944) est un écrivain français. Né dans une famille modeste, Giraudoux fait de brillantes études et se passionne pour la culture allemande, avant de se diriger vers la diplomatie et l'écriture.Il se rend aux États-Unis où il devient, de septembre 1907 à mars 1908, lecteur de français à l'Université de Harvard.
La connaissance de Louis Jouvet en 1928 stimule sa création théatrale.
Devant la montée des périls en Europe, il écrit « La guerre de Troie n'aura pas lieu », pièce pessimiste (bien que non dénuée d'humour grinçant) ayant pour thème le cynisme des politiciens et la différence entre l'histoire telle que les dirigeants la montrent au peuple et telle qu'elle se passe réellement.
Son rôle pendant l'Occupation reste étrange et contrasté :

Il est nommé ministre de l'information (ce qui recouvre aussi la culture... et la propagande)

Sa passion pour la culture allemande existe de longue date : «Nous qui aimons Dürer, Goethe, nous sommes exilés d'Allemagne.»

Mais dans «Armistice à Bordeaux», il s'oppose,
phrase par phrase, au second discours de Pétain.

On lui propose de quitter la France. Il refuse, arguant de la nécessité de livrer en France «une lutte d'influence avec l'Allemagne».
Jean Giraudoux meurt, selon la version officielle, Ã la suite d'un empoisonnement alimentaire.
Louis Aragon, lui, est persuadé d'un assassinat par la Gestapo et s'en explique : «
Pourquoi? Pas seulement parce que c?est le plus français de nos écrivains, mais certainement aussi pour son activité résistante gardée très secrète et que, pour ma part, j?avais devinée durant le dernier entretien que je devais avoir avec lui cinq jours avant sa mort». Une biographie explorant la question lui sera consacrée par Jacquees Body en mai 2004.
Il est enterré au cimetière de Passy à Paris.
Citations Le femme Narsès : (...) Comment cela s'appelle-t-il, quand le jour se lève, comme aujourd'hui, et que tout est gâché, que tout est saccagé, et que l'air pourtant se respire, et qu'on a tout perdu, que la ville brûle, que les innocents s'entre-tuent, mais que les coupables agonisent, dans un coin du jour qui se lève ?
Electre : Demande au mendiant. il le sait.
Le mendiant : Cela a un très beau nom, femme Narsès. Cela s'appelle l'aurore.
(Dernière répliques de la pièce
Electre)
La vision de la guerre:
'Le privilége des grands,c'est de voir les catastrophes d'une terrasse'
(
La Guerre de Troie n'aura pas lieu, II,13)
Le jeu des oppositions :
'Ce qu'aiment les hommes [...] ce n'est pas connaître, ce n'est pas savoir, c'est osciller entre deux vérités ou deux mensonges, entre Gap et Bressuire'
(
Intermezzo, III,4)
oeuvres Romans et nouvelles
Provinciales (1909)
Lectures pour une ombre (1917)
Simon le Pathétique (1918)
Amica America (1919)
Adorable Clio (1920)
Siegfried et le Limousin (1922) qui lui apporta le succès
Suzanne et le Pacifique (1921)
Bella (1926)
La Menteuse (publié à titre posthume en 1958)
Théâtre
Siegfried (1928)
Amphitryon 38 (1929)
Judith (1931)
Intermezzo (1933)
Tessa (1934)
La Guerre de Troie n'aura pas lieu (1935)
Électre (1937)
Ondine (1939)
La Folle de Chaillot (1945)
Liens externes
giraudoux