Georges Perec (Paris 7 mars 1936 - Ivry 3 mars 1982) était un écrivain français, membre de l'Oulipo, dont les oeuvres les plus connues sont basées sur l'utilisation de contraintes formelles, littéraires ou mathématiques.
Au nombre de ses exercices de style les plus remarquables figurent notamment:

un roman lipogrammatique de trois cent pages,
La disparition (1969), écrit sans utiliser la lettre ''e
. Il écrivit par la suite un second roman en forme de miroir de La Disparition
, intitulé Les revenentes
, dans lequel il utilise comme seule voyelle le e'' (c'est donc aussi un lipogramme, puisque les lettres ''a
,3 i'', ''o
,3 u'' et ''y'' n'y sont pas utilisées).

la transposition en poésie d'un principe de la musique sérielle : ne pas réutiliser une consonne d'un ensemble avant d'avoir fait usage de toutes les autres consonnes du même ensemble : ce sera son ouvrage Alphabets.
Il est aussi l'auteur d'un des plus longs palindromes, si ce n'est le plus long
:( http://home.arcor.de/jean_luc/Deutsch/Palindrome/perec.htm ).
Son livre le plus abouti est probablement
La vie mode d'emploi (1978), dans lequel il explore de façon méthodique la vie des différents habitants d'un immeuble, selon une contrainte de circulation, la contrainte du cavalier ( rappelant le mouvement du cavalier du jeu d'échecs). Ce livre a été récompensé par le prix Médicis.
Une autre des ses oeuvres connaît un succès grandissant depuis sa sortie :
Je me souviens, liste de petites choses qu'ont connues et parfois oubliées toutes les personnes d'une génération, et dont l'énumération finit par créer un
climat très particulier. Elle a été portée au théatre par Sami Frey.
Il a aussi créé des mots croisés et des jeux de logique pour les hebdomadaires Le Point et Télérama.
La dimension autobiographique est présente dans toute l'oeuvre de Perec, de l'autobiographie pure avec son livre
W ou le souvenir d'enfance au roman autofictif
Un homme qui dort. Le spécialiste français de l'autobiographie Philippe Lejeune lui a d'ailleurs consacré un ouvrage :
La Mémoire et l'oblique; Perec autobiographeGeorges Perec est enterré au cimetière du Père Lachaise à Paris.
Bibliographie
Les Choses (Julliard, 1965, prix Renaudot)
Quel petit vélo à guidon chromé au fond de la cour ? (Denoël, 1966)
Un homme qui dort (Denoël, 1967)
La Disparition (Denoël 1969)
Les Revenentes (Julliard, 1972)
W ou le souvenir d'enfance (Denoël, 1975)
Alphabets, (Galilée, 1976) (règles de la musique sérielle appliquées à la poésie).
Je me souviens, 1978 (effet de l'évocation de nombreux détails sur la mémoire)
La Vie mode d'emploi (Hachette/POL, 1978, prix Médicis)
Un cabinet d'amateur (Balland, 1979)
Les Mots croisés (Mazarine, 1979)
Les Mots croisés II (POL-Mazarine, 1986)
53 jours (POL, 1989, roman inachevé, publié à titre posthume)
Liens externes
L'association Georges Perec
Un site personnel sur Georges Perec
Un autre site personnel
Réécriture lipogrammatique de textes célèbres