Boileau par François GirardonNicolas Boileau (Paris, 1er novembre 1636 - 13 mars 1711), dit aussi
Boileau-Despréaux, poète et critique français.
Quinzième des seize enfants d'un greffier au Parlement de Paris, il fait ses études au collège d'Harcourt, actuel lycée Saint-Louis, puis à la Sorbonne, où il étudie la théologie, puis le
droit. Il entre au barreau en 1656 mais en est rapidement dégoûté. La mort de son père en 1657 lui permet de vivre de ses rentes et de se consacrer à la littérature.
Ses premier écrits importants sont les
Satires (1660?1667), inspirées de celles d'
Horace et de
Juvénal, où il attaque ceux de ses contemporains qu'il estime de mauvais goût, comme Jean Chapelain, auteur de
La Pucelle ou la France délivrée, Philippe Quinault ou encore Georges de Scudéry. Au contraire, il admire
Molière et, plus tard, La Fontaine et Racine. Ses
Épîtres, parues de 1669 à 1695, montre un style plus mûr et plus serein. Parallèllement,il traduit en 1674 le
Traité du sublime du pseudo-Longin et écrit le début de son
Art poétique et du
Lutrin.
Protégé de Mme de Montespan, il est présenté au roi en 1674. En 1677, il est nommé, en même temps que Racine, historiographe de Louis XIV. Sur les fortes instances de ce dernier, il entre à l'Académie française en 1684 et à l'Académie des inscriptions et médailles en 1685.
Il est au XVIIe siècle le principal théoricien de l'esthétique classique en littérature, et a reçu le surnom de « législateur du Parnasse ».
BibliographiePoésie
Satires (1660)
Épîtres (1674)
Le Lutrin (1674)
Essais
Traité du sublime (1674)
L'Art poétique (1674)
Dialogue sur les héros de roman (1688)
Réflexions critiques sur Longin (1694)