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Message : Commentaire composé- ZOLA.

Sophie0      - le 03 mai 2008 à 13h43

Commentaire composé- ZOLA.


Bonjour, j'ai un commentaire composé à faire sur un extrait de "Germinal" écrit par Zola.

"Étienne Lantier, qui est arrivé depuis quelques mois dans le Nord et s'est fait embaucher comme mineur, a décidé ses camarades à commencer une grève qui dure depuis quelques semaines. Cette nuit-là, trois mille mineurs sont réunis dans la clairière du Plan-des-Dames pour discuter de la suite des événements. Après le vieux Bonnemort, l'ainé des Maheu, qui vient de faire le récit de sa vie de souffrance à la mine (il a 58ans), Étienne reprend la parole.

Il fut terrible, jamais il n'avait parlé si violemment. D'un bras, il maintenait le vieux Bonnemort, il l'étalait comme un drapeau de misère et de deuil, criant vengeance. En phrases rapides, il remontait au premier Maheu, il montrait toute cette usée à la mine, mangée par la Compagnie, plus affamée après cent ans de travail ; et, devant elle, il mettait ensuite les ventres de la Régie, qui suaient l'argent, toute la bande des actionnaires entretenus comme des filles depuis un siècle, à ne rien faire, à jouir de leur corps. N'était-ce pas effroyable ? Un peuple d'hommes crevant au fond de père en fils, pour qu'on paie des pots-de-vin à des ministres, pour que des générations de grands seigneurs et de bourgeois donnent des fêtes ou s'engraissent au coin de leur feu ! Il avait étudié les maladies des mineurs, il les faisait défiler toutes, avec des détails effrayants : l'anémie, les scrofules, la bronchite noire, l'asthme qui étouffe, les rhumatismes qui paralysent. Ces misérables, on les jetait en pâture aux machines, on les parquait ainsi que du bétail dans les corons, les grandes Compagnie les absorbaient peu à peu, règlementant l'esclavage, menaçant d'enrégimenter tous les travailleurs d'une nation, des millions de bras, pour la fortune d'un millier de paresseux. Mais le mineur n'était plus l'ignorant, la brute écrasée dans les entrailles du sol. Une armée poussait des profondeurs des fosses, une moisson de citoyens dont la semence germait et ferait éclater la terre, un jour de grand soleil. Et l'on saurait alors si, apres quarante années de service, on oserait offrir cent cinquante francs de pension à un vieillard de soixante ans, crachant de la houille, les jambres enflées par l'eau des tailles. Oui ! Le travail demanderait des comptes au capital à ce dieu impersonnel, inconnu de l'ouvrier, accroupi quelque part, dans le mystère de son tabernacle, d'où il suçait la vie des meurt-de-faim qui le nourrissaient ! On irait là-bas, on finirait bien par lui voir la face aux clartés des incendies, on le noierait sous le sang, ce pourceau immonde, cette idole monstrueuse, gorgée de chair humaine ! "

J'ai la problématique, mais je n'arrive pas trouver les idées principales pour le développement.
Problématique : Comment Etienne pousse-t-il les mineurs à la révolte ?

Si vous avez quoique se soit, je suis preneuse.
Merci, d'avance.
Sophie


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Commentaire composé- ZOLA.- le 03 mai 2008 à 13h43   (Sophie0)

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