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Introduction :
Extrait de Spleen et Idéal, 1° partie des Fleurs du mal, de Baudelaire.
Poème inspiré par Marie Daubrun : l'amour est ici spirituel et non sensuel.
Il ne s'agit pas d'un voyage mais d'une promesse de voyage épanouissant le rêve.
Composition originale : 3 strophes séparées par un refrain,
heptasyllabes et pentasyllabes : le poème présente une forte
musicalité.
Lecture du texte
Annonce des axes
Etude :
I- Des tableaux :
-Un triptyque (tableau en 3 parties)
femme paysage : 1ère strophe
Un intérieur : 2ème strophe
La ville (portuaire) : 3ème strophe
II- Un lieu magique :
-Imaginaire, souhait de voyage
-Le lieu est idéal parce qu'imaginaire.
-Correspondance entre la femme aimée et le paysage qui permet une évasion
-Lointain, chargé d'exotisme
-Parfait : concilie les contraires (calme-voluptés ;charme-traitres yeux...)
III- Un balancement jusqu'à l'idéal :
-L'impression de paix et de tendresse est suggérée par les sonorités douces en "on" et les allitérations en "m"
-Bonheur des sens (lumière, paysage ;sensation de chaleur(v.39,40) ;voluptés)
-Plénitude : 3ème § présent de l'indicatif --->bonheur atteint
recherche d'un état parfait : v.25,26 :harmonie parfaite entre homme et âme
-Une dilatation du temps et de l'espace : on ne sent pas le temps(v.4 :"aimer à loisir")
Conclusion
Pour Baudelaire, imaginer le voyage suffit puisqu'il s'agira d'un
voyage idéal. Pour imaginer ce voyage, la présence de la femme est
nécessaire. Le poète considère ici une femme très proche de son coeur
et de son esprit. Baudelaire est toujours à la recherche d'un art de
vivre dans lequel les sens sont important et l'esthétique aussi.
Introduction
Invitation a un lieu privilégé,
d'élection sensé apporté un remède, réconfort au poète qui est au prise
avec le spleen. Il est représentatif de l'Idéal mais prend ses racines
dans le Spleen.
La quête de ces lieux passent tj par l'évocation de
la femme aimée, il s'adresse avec celle-ci qui en principe partage sa
vision. Le pt de départ c'est des tableaux de Vermeer, en effet ce lieu
pourrait être la Hollande (Vermeer hollandais) "Pays singulier noyé
dans les brumes de notre Nord et qu'on pourrait appeler Chine de
l'Europe" Petits Poèmes en Prose.
Les strophes sont des douzains.
1ere strophe
2 mouvements dans le poème :
l'invitation elle- même ->v6
pays mystérieux ->v12
Ils obéissent au même modèle, le rythme est le même.
Ce qui fait le lien entre les deux c'est la correspondance entre Marie
Daubrun et la description du paysage : "pays qui te ressemble". C'est
sa ressemblance avec le tableau qui en fait d'elle un lieu d'élection,
un port natal. Cette correspondance entre Marie Daubrun se rapporte au
monde et a l'âme. Elle est une sorte d'équilibre dans la vie de
Baudelaire entre Jeanne Duval qui est le péché, la entation de la chair
et Mme Sabatier qui est au contraire l'Idéal.
La femme est un
double du poète : soeur, elle est qualifiée de douceur. Qualité commune
au paysage et a la femme , ce qui permet la communion de l'un avec
l'autre.
L'affectif et l'esthétique sont
associés à une fascination : charme, mystérieux, traître. La beauté du
regard à qqch de magique. la douceur dont est qualifiée Marie D.
s'oppose a traître qui ne peut s'expliquer que parce qu'il est avec
charme et mystérieux.
L pays ou les amants se retrouvent est un pays ou le temps est suspendu, un pays non soumis aux atteintes du temps.
Lumière et eau :
soleils mouillés oxymore et preuve que l'on est devant un tableau (pluriel)
éclat de l'oeil mouille des larmes
Musique des vers :
ds les allitérations (soleils mouillés, ciels brouillés ), ds la multiplicité des consonnes liquides suggestion de l'humidité.
Refrain :
il renvoie a la strophe
et la resume, il est tj la même et a chaque fois le même sens. Il
annonce la suite des les 2 autres strophes.
2eme strophe
On laisse la lumière des ciels et on passe à la peinture d'un intrieur. Jeu de lumière d'un interieur : luisant, poli, miroirs.
Le jeu des lumieres unifient les 3 strophes :
1e : yeux de Marie D.
2e : meubles luisants...
3e : lumière du soleil couchant
B. invite au conditionnel Marie D. a se
represneter le lieu ou ils vivraient. Idée de calme et de volupté dans
cette 2e strophe. Ce qui fait la beauté de cet interieur est
inseparable de l'ordre et du calme. Ordre calme et volupté sont
d'ailleurs cité dans le refrain.
Cette maitrise est rendu sensible
dans le rythme du refrain. Le mvt est d'abord ralenti puis suivi d'une
accélération en trois élans : luxe, calme, volupté.
Beauté et volupté font écho
ordre et beaute-calme et volupté.
Idéal de vie sensuelle raffinée, dans un monde clos ou les amants
pourront "s'aimer a loisir", 's'aimer et mourir". Tranquillité d'une
maison hollandaise.
o Sens
Il y a 2 sens : toucher (poli) et vue
Puis il y a les sensations olfactives qui arrivent avec les fleurs.
Les senteurs elle-même se mêlent entre elles. Connotation de la richesse, de l'exotisme pour le parfum : tulipe, dalhia.
Vague rappelle ce qu'il y avait d'indécis dans le paysage de la 1e strophe.
A la fin de la strophe il y a une correspondance posée entre la splendeur du lieu et l'âme du poète.
L'âme entend dans cet univers un langage secret "comme de confuses
paroles", c'est bien la douce langue natal ; douce langue natal :
douceur
de l'amour entre le poète et Marie D.. Double jeu des correspondances
verticales ou l'ame se reconnaît et des correspondances horizontales
entre les éléments qui composent la chambre.
Interieur évoqué, refuge sentimental
des amants, lieu esthétique. Parce que ce lieu de beauté est un domaine
ou l'ame trouve son épanouissement.
3eme strophe
vois v29 -> songe a la douceur v2
C'est l'invitation en elle-même. "songe" et devenu "vois"donc les
amants sont sur place et contemple la ville depuis la chambre que B. a
décrite dans la 2e strophe. Il voit des bateaux. Le regard de la femme
ouvre le domaine du rêve, ouvre sur le monde. Le fil directeur de ce
poème c'est la correspondance entre la femme et le monde.
La dernière strophe c'est celle de
l'offrande a la femme placée au centre du tableau. Offrande de toute
les richesses pour "assouvir ton moindre désir".
Moment du poème ou
tout s'apaise : dormir, couchant, s'endort. La douceur a qqch de
léthargie, léthargie qui est celle de la fin d'un jour paisible.
Plénitude de l'assouvissement. Refrain : calme et volupté.
C'est la vision d'un couchant car c'est
un tableau : les soleils (pluriel). Ils sont peut être dans une galerie
de tableaux. Une ville qui évoque des peintres phéniciens (Carpaccio)
même qualité de lumière : dominantes rouges et or des couleurs qui
colorent "les champs, les canaux, la ville entière [...] le monde".
Conclusion
Le dernier mot du poème apparaît comme
une conclusion parce que ce poème qui ressemblait a une berceuse
s'achève sur le sommeil qui est sans doute aussi celui du couple.
Profil d'une oeuvre : Les Fleurs du mal,...