Discours des misères de ce temps

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Vos 2 commentaires sur Discours des misères de ce temps

21 juin 2009 à 17h07 par dete :
merci beaucoup

21 juin 2007 à 13h49 par julie :
I. Un tableau, des méfaits, de la réforme :

a) Des maux qui se propagent dans toutes la société et les institutions :

Il y’a 5 alinéas présentant les conséquences.
1er § : lexique de la famille associée au rejet, l’idée à l’idée d’un conflit contre nature. Le rythme binaire renforce l’idée d’opposition.
2ème § : travail, activité sociale totale. Idée d’abandon et de transformation.
3ème et 4ème § : lieux qui représentent la religion, les lieux de culte. L’extension touche toute la France.
Il y’a un élargissement du cercle de la famille (métaphore de la France) aux hommes considérés dans leurs activités sociales pour finir dans les institutions religieuses du pays.
Termes associés à l’idée de délaissement et de désordre.

b) La dénonciation de la violence et du désordre :

Le lexique de la violence est développé sus forme d’image. l. 1 : « arme », associé à la famille : métaphore de la guerre civile. Assonance en [k] : l. 15-16 (renforcement). Vers 37 : « arme ». « Brigandage »  « carnage » : gradation rime mais par le sens opposé.
l. 28 : opposition entre « tranquilles » (mis en rejet) et « ont brisé ». Allusion à Mars (mythologie) associe la violence à l’idée d’hypocrisie : « faux zèle et de vaine apparence » : l. 29.
Absence d’autorité : l. 8 : rythme ternaire, gradation décroissante pour montrer l’idée d’anarchie qui règne en France à cette époque.
Procédé analogue : vers 17 : rythme binaire.
Vers 19 : rythme ternaire, allitération en [r]. Elle associe les 3 termes, renforce leur connotation négative. Vers 20 : allitération en [s] dans les 2 vers.
l. 25 : allégories « Justice » et « Raison » remplacé par le brigandage. Inversement des valeurs morales, religieuses.
Bouleversement des valeurs éthiques : l. 19, vices de l’humanité.
Vers 31 : « farouche » : transformation des valeurs, règne de la désobéissance.
La violence est connotée par la folie. L. 30 : « furie », « farouche », « folle », allitération en [f].

--> Violence, folie, bouleversement des valeurs. Ronsard est un poète engagé. Poésie épique qui a pour fonction de décrire le monde.

II. La poésie au service des positions engagées :

a) La position de Ronsard :

Prince de la poésie. Il est hostile aux protestants car selon lui, ils sont responsables des conflits. « Notre France » : il s’implique, il se place dans un groupe. Il joue sur le sentiment de patriotisme.
« Ce monstre » (l. 1) : négative. Chimère. Sens moderne : être difforme. De « montre ».
La pensée réformée est désignée par « monstre » allégorie. Il est le sujet d’action violente.
Termes associés au protestantisme : « erreur » (errer, s’égarer), connotation négative. Le mot « étranger » qui signifie « celui qui n’est pas de chez nous : négative.
La métaphore du cheval emballé : danger, ceux qui suivent la pensée réformée.
« O » l. 2 : lyrique : il sert à invoquer et à exprimer un sentiment : termes modalisateurs.
« Hélas ! », adj. « horrible : subjectif.
« Tout vas de mal en pis » l. 27 : gradation – subjectivité du poète.

b) L’engagement :

Ronsard expose ses idées politico-religieuses. Ce texte est engagé avec l’époque dans laquelle il est écrit. Position sociale en tant que poète proche de la cour doit défendre le catholicisme.
Thème, présence du locuteur, registre épique (alexandrin), les hyperboles, images violentes, référence à la mythologie, conception manichéenne.

--> C’est une écriture qui vise à frapper les esprits, persuasive par des effets sonores et des alexandrins. Rapprochement avec Agrippa d’Aubigné qui est avec les protestants. C’est aussi un registre épique.

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