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.. Le Lamento du Jardinier ..
Extrait de Electre


"Lamento" : Formé sur le même radical que lamentation , le mot "lamento" appartient au champ lexical de l’opéra, et désigne un passage lyrique, en solo, où le personnage médite sur son sort. L’allusion à la musique est due au fait que dans l’Antiquité, les intermèdes étaient des passages musicaux, avec le choeur qui chantait. Puisqu’il est en solo, il s’identifie au coryphée. Or, ce dernier parle aux spectateurs. "je ne suis plus dans le jeu" : => 2 sens 1- il n’a plus rien à faire. 2- il n’est pas dans la pièce, il est au devant du rideau. La situation est intermédiaire, comme la parabase des comédies antiques. Il joue donc le rôle de la parabase.

"ce que la pièce ne pourra pas vous dire" : Le lamento est une réflexion de Giraudoux sur le genre théâtral, et sur la relecture qu’il présente en particulier. Comment a-t-il modernisé le mythe ? Quelle est la nouvelle forme, sans cependant avoir toucher au fond ... ? Les personnages n’auraient pas pu le dire.

"Dans de pareilles histoires" : Cette expression remplace le mot "mythe", car l’auteur cherche à banaliser le mythe, le "rabaisser" pour qu’il soit moins inaccessible et donc que le spectateur puisse mieux s’identifier aux personnages. Le problème semble être de simples histoires de familles.

Parallèle haine/amour => "ils ne vont pas.......l’éloge de l’amour" : Toutes les tragédies reposent sur la différence entre la haine et l’amour, c’est à dire que généralement, l’un justifie l’autre. Par exemple, Electre haït sa mère par amour son père, c’est le fil conducteur de la pièce, ce qui la fait avancer.

"je parle impartialement" : Ces paroles sont en opposition avec le lamento, qui est lyrique, et donc non objectif. Donc comment peut-il être impartial !? En fait, il n’est pas impartial en tant que personnage de la pièce, mais en tant que porte parole de Giraudoux, quand il parle de la technique théâtrale de Giraudoux. Il est neutre sur le plan littéraire.

"merci d’être là" : GIraudoux remercie le public d’être présent. D’autre part, le personnage est pathétique car il est seul (champ lexical de la solitude inhérent à ces paroles) devant une salle pleine (ou en tous cas un public => pas de public, pas de représentation ! :-) ). Giraudoux confronte la solitude du personnage à la multitude de spectateurs. Il inclue le public à titre de figurants, puisqu’il possède un rôle, mais un rôle passif.

"le sirop d’orange..." : => Symbolisme de l’orange Il joue sur l’amertume, tout d’abord du fruit, ce qui est concret, puis ensuite sur le sens de "amertume" vis à vis des sentiments, ce qui est abstrait. Ceci correspond à ce qu’il ressent, son état d’âme. Ensuite, pourquoi l’orange ? Car c’est le fruit du jardin des Espérides, la pomme d’or qu’Hercule doit rapporter, c’est à dire le fruit inaccessible.....telle Electre ! C’est d’ailleurs un jardinier qui en parle. Tout ceci représente plus un clin d’oeil qu’une allusion, en effet, seuls les plus cultivés comprendront, et pour ceux qui ne possèdent pas assez de culture, la compréhension de ce clin d’oeil n’est pas essentielle à la compréhension de la pièce.

"j’ai à vous parler de la joie" : => il s’agit d’un devoir : pourquoi !? Le théâtre est le monde de l’illusion, du faux-semblant, c’est à dire que la vérité est différente. Il y a une distorsion entre ce que le personnage vit, et ce qu’il doit dire : la situation est épouvantable pour lui, mais il doit tout de même parler de joie !

"Joie et Amour. .....Aigreur et Haine" : la phrase semble extrêmement naïve. => Une tragédie fonctionne à l’amour et à la haine. L’homme est attiré vers le mieux (c’est la nature humaine, personne ne veut rester à une vie médiocre, qui n’a pas pensé un jour à une vie meilleure... ?) et ce qui est tragique, c’est qu’il a un destin sombre. Le choix de l’auteur entre ces deux pôles définit le genre de la pièce : tragédie pour Aigreur et Haine ; comédie pour Amour et Joie.

"Comme devise à graver sur un porche, sur un foulard, c’est tellement mieux, ou en ....sur un massif" : Toutes ces choses sont perpétuellement visibles, c’est à dire qu’on peut les voir tout le temps. C’est une devise publique, ce qu’il dit, tout le monde est sensé le savoir.

Paragraphe sur la belle vie : C’est très très bien la vie Giraudoux traite de la différence entre la tragédie et le drame bourgeois. Dans la tragédie, rien ne s’arrange, les personnages ne cherchent pas à savoir les conséquences de leurs actes, contrairement au drame. La pièce d’Electre mélange donc deux genre différents : la tragédie (marquée par le personnage d’Electre, qui ne se pose aucune question sur son avenir), et le drame (marqué par le jardinier, pour qui tout peut encore s’arranger). Pourtant, le jardinier est incompatible (le mariage ne s’effectue pas entre Electre et lui), donc les deux genres ne sont pas mélangés totalement, ils sont juste superposés ou juxtaposés, mais jamais "mixés".

Le discours indirect libre du chien : Le chien est le reflet de ce que le spectateur est sensé comprendre. De plus, le chien est le symbole de la fidélité (moi je préfère les chats ! [ :-) ) envers les humains : or, la femme qu’on lui a promise n’est même pas là pour la nuit de noce.

Importance du terme "mot" : Dans le thé,âtre le "mot" est essentiel, car la bienséance est présente, et régit un certain nombre d’actes joués. Tout le théâtre repose donc sur les "mots". C’est à cause d’eux que les conflits naissent. ex 1 : la définition de l’adultère pour Electre n’est pas la même que pour Clytemnestre. Ce problème nous est révélé par le vocabulaire qu’elles emploient. ex 2 : Egisthe et Electre sont d’accord sur un point : sauver Argos. Pourtant, ce terme correspond à deux choses clairement différentes. Egisthe veut sauver la ville des corinthiens, or Electre veut la sauver de la corruption et du mensonge. Ensuite, dans la tragédie, les mots sont à la base de l’engrenage infernal qui conduit irrémédiablement à une fin sombre. Il est possible que Giraudoux fasse de plus une allusion aux conflits réels. Ils commencent tous par un problème diplomatique. Or la diplomatie est l’art même de l’utilisation des mots pour la négociation. Chaque mot possède un lourd sens, qui peut faire basculer l’équilibre entre les deux pays. Chaque partie voit les choses dans SA perspective. Ce sont d’ailleurs les mots qui sont tragiques.

"Et tout cela s’applique à la pièce" : "tout cela" regroupe tous les paradoxes qui viennent d’être énoncés. Or, le paradoxe est le moteur de la pièce : Clytemnestre est tuée pour l’amour qu’Electre possède envers Agamemnon. Celle-ci, qui manque cruellement d’amour, supprime tous ceux qui seraient capables de lui en apporter. Toute la pièce est une recherche de la vérité (l’enquête pour trouver le meurtrier...etc.). Il n’y a rien de plus faux que le thé,âtre, alors que tous les écrivains l’utilisent pour révéler leur vérité. LE FAUX REVELE LE VRAI. Ceci est commun et universel au théâtre et donc à toutes les pièces.

"C’est de la pureté la tragédie... de l’innocence" : La tragédie est pure =>En effet les personnages ne se livrent jamais à la compromission, qui sous-entend un calcul pour l’avenir, un avenir cohérent. Le personnage tragique a un devoir qu’il doit accomplir quelles que soient les conséquences. Il ne cherche pas à calculer un intérêt. Par exemple, Electre nous confie à la fin "J’ai la justice, j’ai tout", alors qu’elle n’a rien ! Ceci est typiquement tragique, alors que le jardinier ne l’est pas, puisqu’il appartient au drame bourgeois. D’autre part, les personnages sont innocents car c’est le destin qui les dirige. Le "flambeau" leur a été transmis de leurs prédécesseurs. Ils n’ont pas choisi. Giraudoux laisse une petite marge de réflexion les personnages : Electre veut tuer, d’accord, mais elle se demande quand même "pourquoi, comment, et quand ?". Elle ne pose pourtant jamais "faut-il", ou "est-ce bien ?".

Allusion à des tragédies : Giraudoux fait allusion à des tragédies : "la pharaonne qui se suicide" est Cléopâtre, dont la tragédie date du XVIIè, par Corneille. "le maréchal" est à relier avec "L’Aiglon" d’Edmond Rostand, écrivain du XXè. "le duc" est une allusion à la pièce de Victor Hugo : Hernani, au XIXè. Giraudoux veut montrer que sa définition de la tragédie s’applique à toutes les époques et à toutes les tragédies. "Je ne suis pas le seul à penser ça."

Le lapsus : "....pardon". On tue par amour, la haine est le moteur de l’amour. Toute la tragédie s’anime grâce à ceci, donc la tragédie est vraiment très cruelle.

Le signe du ciel : le ciel m’approuverait Référence à Egisthe dans l’Acte I scène 3 => "Je crois que je crois aux Dieux..." Que font les Dieux dans le destin des humains ? Selon le jardinier, c’est encore pire : les Dieux n’existent pas, puisque la haine est le moteur de l’amour. De plus, les deux personnages sont opposés, mais ils concluent tous les deux que les Dieux n’existent pas.

Le Raisonnement par l’absurde : Démonstration en quatre étapes : 1- Les Dieux sont prêts à confirmer que tout crime rappelle que l’amour devrait régner entre les hommes. 2- Il suffit pour cela de leur demander. 3- C’est toutefois contraire à la bienséance : on ne donne pas d’ordres aux Dieux. 4- Leur silence équivaut ainsi à une approbation. Le jardinier croit prouver que les Dieux sont d’accord avec lui, il ne fait que confirmer leur absence.

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