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.. La Mouette - Explication de l’oeuvre ..


Intérêt social de la pièce : elle est le reflet de la Russie de l’époque, elle témoigne de problèmes sociaux.

Le problème de l’argent constitue un thème récurrent. On voit l’aspect comique, avec l’obsession de Medvedenko, mais aussi l’aspect tragique, en ce qui concerne l’argent qui est mal géré, par exemple avec l’avarice d’Irina.

Une seule personne par famille touche de l’argent. On en a deux exemples dans des milieux très différents, que ce soit un homme, comme Medvedenko, ou une femme, telle Irina. Pour cette raison, toute la famille est obligée de vivre ensemble. Les membres de la famille n’ont donc pas d’autonomie.

Ce regroupement des générations empêche la nouvelle génération de se faire une place, car leurs parents occupent déjà cette place. Cette nouvelle génération n’a donc pas d’avenir, elle est sacrifiée. Au contraire, les quadragénaires triomphent.

Les grands domaines agricoles sont la propriété de personnes riches, mais elles sont gérées par des intendants, comme Chamraiev. Ces deux catégories de personnes ont des intérêts différents, ils sont donc en conflit, comme on le voit pour le problème des chevaux. Ces conflits vont progressivement conduire à la révolution de 1917.

Les classes sociales sont fondées sur la propriété privée.

L’amour n’existe qu’entre des personnes de même classe sociale, comme Nina et Treplev, ou encore Macha et Medvedenko.

Pour finir, l’espérance de vie est nettement plus courte qu’aujourd’hui. Le médecin, Dorn, considère qu’il ne peut rien faire contre la vieillesse de Sorine, qui n’a pourtant que 62 ans.

Intérêts psychologiques : analyse des rapports entre les personnes

L’auteur analyse les relations entre parents et enfants.

Irina et Treplev : Irina est une mère très égoïste. Quant à Treplev, il souffre du complexe d’Œdipe. En effet, la femme qu’il aime, Nina, constitue une réplique de sa mère, toutes deux ont le même métier, elles sont actrices. C’est pourquoi il se sent le rival de Trigorine, sur le plan affectif (il jalouse l’amour de sa mère) et sur le plan professionnel (il veut être écrivain).

Nina et son père : Nina passe d’un extrême à l’autre. Elle a d’abord subi une éducation très sévère, son père l’empêchait de venir dans la maison de Sorine. Par la suite, il la rejette, au point de l’empêcher de rentrer chez elle, en plaçant des gardiens autour de leur propriété.

Macha et ses parents : Macha est une toxicomane, sa mère ne se préoccupe d’elle que trop tard. Elles ont toutes les deux le même destin, c’est-à-dire qu’elles épousent un homme qu’elles n’aiment pas et rêvent d’un autre.

L’amour ne trouve jamais de réciprocité dans cette pièce. Chaque personnage se précipite, à un moment donné, dans les bras d’une personne qui lui parle d’un autre. L’auteur ne croit pas à l’amour.

Ce pessimisme explique la présence du champ lexical de la mort. Ce thème débute lorsque Treplev tue une mouette. Cette mouette constitue le fil conducteur de la pièce, elle est aussi le symbole de la destinée de Nina. En effet, Trigorine la fait empailler. En fait, il s’est servi de Nina pour tester la crédibilité d’un projet de nouvelle. Il l’a totalement détruite, et s’en tire avec encore plus de gloire. « Un sujet pour un petit récit : au bord d’un lac, depuis son enfance vit une jeune fille, comme vous ; elle aime le lac, comme une mouette, elle est heureuse et libre, comme une mouette. Mais pas hasard un homme est passé, l’a vue et, par désoeuvrement, la fait périr, comme cette mouette. » Trigorine, Acte II

Intérêts littéraires

L’auteur évoque le problème du snobisme. En effet, l’écriture russe était rejetée, considérée comme rustre, au profit des romans français ou anglais. L’auteur cite Sur l’eau , de Maupassant.

Il se demande comment imposer un nouveau genre d’écriture. Il rejette l’écriture russe, car il veut une nouvelle voie, qui ne soit ni de la comédie, ni de la tragédie : c’est le drame. Cette pièce lui permet de plaider en sa faveur par l’intermédiaire de Constantin. Il utilise pour cela la mise en abyme (théâtre dans le théâtre).

L’auteur se pose aussi des questions sur la gloire de l’artiste. Cette gloire correspond-elle au génie de l’artiste ? Le public est-il un bon juge ? Ainsi, Constantin ne comprend pas pourquoi sa pièce n’a pas plu, il se demande quels sont les critères du succès. De plus, le succès est épisodique et subjectif. Est-ce un succès littéraire, ou social ? Pour Trigorine, il s’agit d’un succès social : tous connaissent son nom, presque aucun n’a lu ses nouvelles.

Pour les deux écrivains de cette pièce, l’écriture est une corvée. Trigorine est obsédé par l’écriture, il a peur de perdre l’inspiration, de ne plus pouvoir écrire s’il s’arrête. Constantin, lui, se trouve nul, il déchire ce qu’il vient d’écrire. Pour eux, l’écriture est un enfer. Cette vision est très différente de celle de Nina.

D’autre part, ces deux écrivains ont des conceptions très différentes de l’écriture. Pour Trigorine, il s’agit d’écrire ce qu’il vit, il réalise même une expérimentation dans la vie réelle pour vérifier que ce qu’il écrit peut effectivement avoir lieu. Il est hyper réaliste, ce qui le conduit à la cruauté. Au contraire, Treplev se détourne de la vie, il parle d’un futur très lointain où toute vie a cessé.

Pour finir, l’auteur nous montre deux statuts possibles de l’écrivain : celui à qui tout réussit face au désespoir de l’autre.

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