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.. Les Essais ..


Introduction :

Montaigne est un écrivain et philosophe français né en 1533 et mort en 1592. La rédaction des Essais s’échelonne sur plusieurs années, entre 1570 et 1585. Pour lui, « essai » veut dire : essayer sa pensée. Il y multiplie les points de vue, les jugements. Il ébauche une pensée, il essaie de trouver un sens à sa vie. Montaigne est donc en quelque sorte le fondateur des essais, tels que nous les connaissons aujourd’hui. Il utilise l’année 1492 pour parler de tolérance : il dit que les Indiens sont des Hommes. Il se bat contre l’intolérance européenne et pour le principe de relativisme.

-  I. La découverte du nouveau monde
-  II. La prise de position de Montaigne

I. La découverte du nouveau monde :

1. Un monde encore enfant :

« Notre monde vient d’en trouver un autre » (l.1) Montaigne commence ainsi l’extrait. Il parle ici de la découverte des Amériques. « Toutefois si nouveau et si enfant » (l.4). L’auteur nous renseigne d’emblé sur le non développement et sur le retard du monde.

Une longue métaphore filée compare l’ancien monde à un enfant : « tout nu », « mère nourrice ». Le nouveau monde est donc comparé à un enfant qu’il faudra éduquer.

2. Relations entre ancien et nouveau monde :

Mais très vite, l’ancien monde est considéré comme étant meilleur que le nouveau. Un sentiment d’infériorité s’installe : « Notre monde (...) un autre » (l.1). Le nouveau monde est déjà connoté négativement. L’ancien monde devra éduquer le nouveau : « discipline » (l.15) Le nouveau monde devra être soumis et éduqué par l’autre.

Très vite, ce sentiment de supériorité devient négatif : maladie et épidémie. L’éducation donnée est sévère et violente. « Subjugué » (l.15). Une opposition forte se fait entre l’innocence du nouveau monde et la violence de l’Ancien.

3. Un monde valorisé :

La description du nouveau monde qui est faite à partir de la ligne 19 est très valorisante, positive : « magnificence », « beauté », « or », « qualités »... Montaigne énumère toutes les qualités du nouveau monde. Cette énumération accentue l’abondance du monde : la richesse (« or », « pierreries »), « magnificence », « excellemment », des pluriels sont utilisés. Cette description suggère le paradis.

A la ligne 17, Montaigne prouve l’intelligence du nouveau monde, faisant référence à la politique : « négociations ».

II. La prise de position de Montaigne :

Plusieurs indices d’énonciation laissent à penser que Montaigne n’est pas neutre. Il s’inclut en effet dans l’ancien monde car il dit : « je » et « nous ». « je crains » (l.12) prouve qu’il est inquiet pour le nouveau monde.

1. Il dénonce le comportement de l’ancien monde :

De par la valorisation du nouveau monde, il dit qu’il est gâché, que c’était mieux avant. L’ancien monde ne doit rien au nouveau. Il y a donc retournement de situation.

Montaigne accuse donc l’ancien monde, il dénonce ses pratiques. Un sentiment négatif apparaît très vite (l.12) : « Bien crains-je que nous aurions bien fort hâté sa déclinaison et sa ruine par notre contagion, et que nous lui aurons bien cher vendu nos opinions et nos arts. ». Il dénonce ici l’illégitimité du comportant des conquérants : « valeur », « justice et bonté », voila ce qu’il aurait fallu utiliser, à la place de la force. A la ligne 14, il émet une autre accusation : « c’était un monde », c’est donc fini.

L’auteur pense qu’il aurait fallu le contraire : eux les parents et nous les enfants. Il veut souligner le paradoxe d’une civilisation : au lieu de rester colons, ils sont devenus destructeurs.

Il utilise l’ironie aux lignes 27 et 28, les conquérants n’avaient aucune conscience, ils se sont servis des qualités des Indiens pour coloniser. 2. La morale du texte :

A partir de la ligne 26, le vocabulaire employé par Montaigne devient un vocabulaire moral. Il cherche à poser un regard tolérant pour les Indiens et un réquisitoire contre les conquérants. Il a un regard humaniste, contre les colonisations.

« Nous » qui correspond aux européens, qui possèdent la vérité et sont clairvoyants. C’est ironique.

Montaigne dit qu’il y aurait pu avoir partage de civilisations. Il dit aussi qu’il y a peut être plusieurs vérités, et qu’il faut accepter son ignorance. C’est le principe de relativisme. La religion est un contre exemple de cette théorie.

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